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Sur ma Route à travers les Médias

Publié le par Anhymei

Objectif: retracer mes voyages à Pékin et dans le Si Chuan dans la dernière édition du magazine Phosphore ainsi qu'à la radio sur France Info.

Attention, je prépare mon grand retour au "pays du milieu" cet été!

Sur ma Route à travers les Médias
Sur ma Route à travers les Médias

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La vie d'un panda

Publié le par Anhymei

Comme tout mammifère, un panda nait d’une mère et d’un père. Un mâle devient fertile à partir de 4-5 ans et une femelle à partir de 5-6 ans. Mais attention, les femelles ne peuvent concevoir seulement pendant qu’un seul jour pendant l’année entre mars et mai. Pas étonnant que les pandas soient aussi peu nombreux sur cette planète ! Dans la nature, c’est donc durant ces trois mois qu’elles vont chercher des mâles pour s’accoupler le plus de fois possibles. Deux à cinq mâles peuvent parfois se battre pour une femelle. C’est à se moment-là que leur nature agressive se dévoile, coups de griffes et rugissements, tout est permis. Celui qui abandonne est perdant, celui qui reste peut s’accoupler! Mais en captivité les biologistes ont recourt à l’insémination artificielle.

La grossesse d’une femelle dure 5 mois en moyenne, les naissances ayant lieu généralement en automne, en septembre et octobre. L’an dernier la base de Wo Long a réussi à mettre au monde 16 pandas mais 2 sont morts rapidement. Dans une vie, une femelle peut avoir en moyenne 4 bébés si tout se passe bien, sachant qu’elle ne donne naissance qu’à un seul petit, des jumeaux étant très rares. Quand un panda nait, il ne ressemble en rien à un panda. Il a plutôt l’air d’un rat-taupe nu (cf. Rufus dans Kim Possible), rose, sans poil, sans dent, et complètement aveugle. Ce n’est qu’au bout de 40 jours qu’il commence à ouvrir les yeux et 90 jours qu’il ressemble à une mignonne petite créature tel que nous avons l’habitude de voir. Les mères allaitent leur bébé avec leurs quatre tétons pendant trois ans environ. Si le bébé est né en captivité, il reste sous couveuse jusqu’à ce qu’il soit entièrement recouvert de poils. Ce sont les scientifiques qui les allaitent grâce à des seringues et des biberons. Sachez qu’une mère et son petit se reconnaissent à leur odeur. Si une mère ne reconnaît pas l’odeur de son bébé, elle peut l’abandonner. J’ai moi-même vu un bébé, abandonné par sa mère après qu’elle ait été malade et transférée dans une autre base le temps de guérir. A son retour, elle ne reconnaissait pas son odeur et l’a laissé. Le panda étant un animal indépendant et solitaire, il quitte sa mère aux alentours d’un an et demi en quête de son propre territoire et d’un/une compagne pour se reproduire à son tour.

La longévité de ces animaux peut atteindre jusqu’à 20 ans en liberté et 30 ans en captivité. Le record étant 34 ans, Bao Bao, panda mâle ayant vécu au zoo de Berlin jusqu’à 2012. Il sera peut-être détrôné par Pan Pan, dont je vous ai parlé et qui a déjà 28 ans en âge panda soit plus de 100 ans en âge humain!

Alors une ressemblance?

Alors une ressemblance?

C'est mignon quand c'est bébé!!
C'est mignon quand c'est bébé!!
C'est mignon quand c'est bébé!!

C'est mignon quand c'est bébé!!

Et puis ils deviennent plus gros quand ils vieillissent!
Et puis ils deviennent plus gros quand ils vieillissent!

Et puis ils deviennent plus gros quand ils vieillissent!

Mais c'est tout poilu et mal coiffé quand c'est vieux!

Mais c'est tout poilu et mal coiffé quand c'est vieux!

Merci au professeur Li et au Docteur Huang Yan pour m'avoir transmis tout ce savoir sur les pandas!
Merci au professeur Li et au Docteur Huang Yan pour m'avoir transmis tout ce savoir sur les pandas!

Merci au professeur Li et au Docteur Huang Yan pour m'avoir transmis tout ce savoir sur les pandas!

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Wo Long, Ya An, Du Jiang Yan... c’est la base !

Publié le par Anhymei

Durant notre aventure dans le Si Chuan (四川), nous avons résidé dans deux des bases les plus importantes pour la survie des pandas, à Wo Long (卧龙) et Ya An (雅安), et nous avons également visité la toute nouvelle base de Du Jiang Yan (都江堰).

Celle de Wo Long est la plus au nord, située dans les montagnes tibétaines afin de mieux observer les pandas qui préfèrent les endroits préservés. Retour vers le passé: la base a été fondée quand la chasse aux pandas géants a été interdite en 1962. Depuis elle est devenue la plus grande réserve de pandas en Chine et le plus important centre de recherches pour ces animaux en voie de disparition. Nombreux sont les biologistes et chercheurs qui y ont travaillé ; nous avons d’ailleurs eu l’immense honneur d’assister à une des conférences du Docteur Huang Yan, premier biologiste à avoir réintroduit un panda né en captivité dans la nature. Ce dernier se consacre également à la reproduction des pandas, ayant pour dessein d’accroitre leur nombre sur Terre. D’après certains journalistes, le Docteur est très difficile à approcher ou à interviewer. Et dire qu’il a bien voulu nous consacrer de son temps si précieux toute une soirée pour répondre à nos questions !

Bien plus au sud, la base de Ya An est située dans les montagnes mais dans une partie plus moderne de la province. Ya An a été historiquement la capitale du Xi Kang (西康) dans les années 1950, province tibétaine maintenant ralliée au Si Chuan. Aujourd’hui Ya An fait partie des 283 ville-préfectures de Chine, centres urbains entourés d’aires rurales. Sa base est l’une des plus visitées du pays, car elle sert à la fois de centre de recherche et de « zoo ». Plus accueillante que celle de Wo Long, elle invite tous les touristes, chinois ou étrangers, à découvrir les pandas à travers un parcourt en voiture de golf et à repartir avec sa peluche, son sac à dos ou sa casquette panda ! La base de Ya An est aussi mieux équipée pour prendre soin des pandas. Plus de caméras, plus de matériel moderne, plus de vétérinaires à disposition : les bébés sont surveillés à la loupe et les adultes, traités comme des rois, dans des cages plus grande que mon appartement ! C’est à la base de Ya An que j’ai également eu la chance de participer à la reconstruction de la forêt de bambous en plantant le mien accompagné d’un message, preuve de mon passage et de ma contribution à la sauvegarde des pandas !

Enfin, nous avons eu l’immense privilège de visiter la toute dernière base des pandas édifiée à Du Jiang Yan, encore fermée au public. Nous avons eu la chance d’avoir le musée flambant neuf pour nous toutes seules. A l’aide d’un logiciel spécialement développé pour le musée, je sais maintenant que je suis l’équivalent d’un bébé panda de 3 ans (taille + poids) ! La base était d’une modernité incroyable, un véritable hôtel cinq étoiles avec ses bâtiments en pierre grise typique de la région et ses parterres de fleurs multicolores... Chaque panda disposait d’un espace à ciel ouvert « privatif » et avait droit à sa « piscine » privée pour se nettoyer comme eux seuls peuvent le faire. En effet, s’ils sont nettoyés par l’homme, ils perdent alors la couche de graisse spéciale dont ils sont dotés pour se protéger des parasites et infections. C’est aussi ici que vit Pan Pan, le panda mascotte des Jeux Olympiques de Pékin de 2008, où il bénéficie d’une retraite bien méritée !

Voici le plan des trois bases dans lesquelles nous sommes allées. Le point rouge est Cheng Du, la capitale du Si Chuan.
Voici le plan des trois bases dans lesquelles nous sommes allées. Le point rouge est Cheng Du, la capitale du Si Chuan.

Voici le plan des trois bases dans lesquelles nous sommes allées. Le point rouge est Cheng Du, la capitale du Si Chuan.

Voilà quelques photos de la base de Wo Long. Le fleuve Liao la traverse à travers les montagnes tibétaines.
Voilà quelques photos de la base de Wo Long. Le fleuve Liao la traverse à travers les montagnes tibétaines.
Voilà quelques photos de la base de Wo Long. Le fleuve Liao la traverse à travers les montagnes tibétaines.
Voilà quelques photos de la base de Wo Long. Le fleuve Liao la traverse à travers les montagnes tibétaines.
Voilà quelques photos de la base de Wo Long. Le fleuve Liao la traverse à travers les montagnes tibétaines.

Voilà quelques photos de la base de Wo Long. Le fleuve Liao la traverse à travers les montagnes tibétaines.

Et voici la base de Du Jiang Yan. Et le vieux panda n'est autre que Pan Pan!
Et voici la base de Du Jiang Yan. Et le vieux panda n'est autre que Pan Pan!
Et voici la base de Du Jiang Yan. Et le vieux panda n'est autre que Pan Pan!

Et voici la base de Du Jiang Yan. Et le vieux panda n'est autre que Pan Pan!

Et me voilà, après avoir planté nos bambous à la base de Ya An!
Et me voilà, après avoir planté nos bambous à la base de Ya An!
Et me voilà, après avoir planté nos bambous à la base de Ya An!

Et me voilà, après avoir planté nos bambous à la base de Ya An!

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Bien manger, c’est le début du bonheur ! *

Publié le par Anhymei

Je me suis rendu compte que les pandas adorent manger, tout comme nous, mais ils ont une alimentation très stricte. Évidemment leur nourriture de base reste le bambou, cette plante géante, propre à l’Asie depuis toujours, pouvant pousser jusqu’à 60cm en une journée ! Leur manière de manger du bambou est tout à fait incroyable, car comme les singes mangeant des litchis, les pandas enlèvent l’écorce de la plante avec leurs dents en tirant dessus comme pour les éplucher. Et puis ils mâchent très longuement pour être sûr que tout soit réduit en bouillie afin d’éviter des problèmes de digestion. Mais gourmands comme ils sont, les pandas se nourissent tant qu’ils ne sont pas rassasiés ! Parfois même, certains mangent jusqu’à ne plus pouvoir bouger et doivent attendre la fin de leur digestion pour se remettre à marcher. Le saviez-vous: un panda adulte peut manger jusqu’à 20kg de bambous par jour !

Mais attention, les pandas sont scientifiquement considérés comme carnivores ! Car oui, chose que j’ai apprise durant mon séjour, ces bêtes toutes mignonnes et innocentes à première vue, ont en fait un système digestif propre à celui de tout carnivore. Les pandas, dans la nature surtout, peuvent donc se nourrir de viande, la plupart du temps de carcasses. En effet, bien qu’ils puissent chasser par eux-mêmes, ils préfèrent attendre qu’un autre animal fasse leur travail pour ensuite mieux se régaler !

Contrairement à ce qu’on pense, les pandas n'ingurgitent pas n’importe quel fruit et légume. Dans les bases de Wo Long (卧龙)et Ya An (雅安), on leur donne des carottes ! Pour compléter leur alimentation, les biologistes rajoutent une sorte de gâteau à base de riz et de céréales. Nous avons nous-mêmes pu en fabriquer à Ya An et ce n’est pas si facile que çela ! En fait, ces gâteaux apportent aux pandas les nutriments dont ils ont besoin en plus des bambous, pour rester en bonne santé.En passant, saviez-vous que les pandas peuvent devenir saoul en buvant trop d’eau ?

Quand un panda vient de naître il ressemble un peu à un rat rose, les yeux tout collés. Il est alors nourri seulement de lait chaud par une seringue ou un biberon, généralement plus gros que lui ! Dans la nature, c’est bien évidemment le lait de leur mère qu’ils tètent, mais dans les bases, les scientifiques préparent un lait spécial, mélangé avec des céréales, lui donnant un aspect de bouillie très liquide mais tout aussi nourissant que le lait des femelles. Par la suite, les petits pandas ont exactement le même régime alimentaire que les adultes, auquel on rajoute du lait jusqu’à au moins 4 ans !

Pour résumer, un panda passe la moitié de sa journée à manger, le reste du temps, il se repose/dort ou cherche à agrandir son territoire ou encore à s’accoupler. Quelle vie !

*©Président

Bien manger, c’est le début du bonheur ! *
Bien manger, c’est le début du bonheur ! *
Bien manger, c’est le début du bonheur ! *

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Les bébés les plus adorables!

Publié le par Anhymei

Aujourd'hui, nous sommes assignées à la base de Ya An, la capitale de la résistance chinoise pendant la guerre contre les japonais. Mais nous sommes ici pour nous occuper des bébés pandas !!! C’est sûrement la créature la plus adorable que j’ai vue : une petite boule de poils qui est le croisement parfait entre un bébé humain et un chiot en terme de comportement. Comme les singes, je leur trouve un côté humain à la fois troublant et attendrissant dans leurs yeux, surtout quand ils vous regardent derrière les barreaux comme si c’était des prisonniers. De plus avec leurs petits couinements comme s'ils vous appelaient, on ne peut que les aimer !

Mais avant le réconfort, il y a l’effort. Car approcher un bébé panda, cela se mérite ! Nous avons dû laver et mettre en ordre leur cage, ramasser leurs excréments (magnifique odeur d’ailleurs) et jouer les femmes de ménage, en lavant tous les couloirs du bâtiment. Nous leur avons aussi préparé des gâteaux à base de riz et d'avoine, qui ressemblaient plutôt à leurs excréments mais bon... Jamais je n'aurais cru que faire des gâteaux pour pandas serait aussi difficile: rester debout pendant deux heures, à essayer de façonner avec les mains des cylindres parfaits, en malaxant une sorte de pâte qui s'effrite toute les deux secondes; c'est mission impossible! Mais toutes ces tâches valaient bien le coup, car nous avons ensuite eu le droit de prendre les bébés pandas dans nos bras et leur donner du lait !

C’était un moment inoubliable de pouvoir leur faire des gratouilles et jouer un peu avec eux. C’était vraiment comme si c’était des gros chiots mais en mille fois mieux évidemment ! Moment magique suprême quand nous avons dû quitter la cage: il y en a un qui s’est accroché à ma jambe sans vouloir me lâcher; j’étais presque fière qu’un bébé panda m’aime ! (NB: Je ne peux pas afficher des photos de moi avec les bébés pandas sur mon blog car c'est interdit, attendez Paris!)

Et puis nous avons fait un tour de la base, beaucoup plus grande et moderne que la précédente à Wo Long, avec beaucoup de touristes chinois ainsi qu'une groupe de français en voyage. Nous avons également fait la connaissance d'un groupe d’étudiants chinois sans pouvoir échapper à la séance “selfies”, parce qu’on est «很酷» (hen ku, trop cool) !

PS : De retour à Wo Long, je suis confrontée à un nouveau dilemme chinois: la salle de bain. À Yi Hai, il n’y avait aucune limite de douche et c’était l’inondation à chaque fois, mais ici cela tourne à la catastrophe : il y a seulement un seau rose et le tuyau d’eau donc pour éviter toute inondation il faut se doucher dans le seau !! En Chine, J’aurais déjà tout expérimenté pour mes futurs voyages routards avec mes copains !

Les bébés les plus adorables!
Les bébés les plus adorables!
Les bébés les plus adorables!
Les bébés les plus adorables!
Les bébés les plus adorables!
S'occuper des pandas n'est pas que physique, c'est aussi de l'observation dans la salle des caméras!
S'occuper des pandas n'est pas que physique, c'est aussi de l'observation dans la salle des caméras!

S'occuper des pandas n'est pas que physique, c'est aussi de l'observation dans la salle des caméras!

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Panda, où es-tu?

Publié le par Anhymei

Aujourd’hui, levées à 7h45, nous petit-déjeunons du congee, ma soupe de riz préférée, avec deux assiettes entières de concombres au vinaigre : délicieux ! On nous remet ensuite le “magnifique” uniforme de l’association : chemise rose et pantalon kaki. Personnellement j’ai connu pire (cf. le pyjama jaune de Yihai) mais je dois reconnaitre que nous ressemblons à des gardiennes de zoo (ou de prisons) plutôt sympatiques. Nous arborrons également le super badge qui nous confère le statut d'assistantes des biologistes ! A mon grand désespoir, je me rends compte aussi qu’il n’y a pas de wifi, ce qui va poser un problème pour poster mes articles. Mais pas le temps d’y penser, nous partons déjà vers la base des pandas dans les montagnes.

Et là, je ne m’y attendais pas du tout, un trekking de 2 heures dans la réserve naturelle de Wo Long… tout en montée, très raide ! Je n’ai jamais escaladé une montagne aussi terrible que celle-là, avec des sentiers qui n’étaient que boue, mousse et racines glissantes. J’ai failli avoir au moins dix attaques cardiaques par peur de glisser et de me faire mal. Heureusement il ne m’est rien arrivé, à part le fait de faire une crise d’asthme à l’arrivée, tellement il me manquait d’oxygène !

Mais nous étions venus pour voir des pandas en pleine nature et nos efforts furent récompensés. Dans la forêt, on repère les pandas à l’aide d’un GPS et d’un mini satellite, grâce au collier que les biologistes leur ont posés (voir la photo). Tous les panda de cette réserve sont en effet comptabilisés pour mieux étudier leurs comportements. On se serait cru dans un film de science-fiction à la recherche de mutants sur une autre planète!

Une fois localisés, nous devons nous habiller en panda en enfilant une magnifique combinaison noire et blanche ainsi qu'une cagoule à tête de panda: on aurait dit des gangsters ! Une fois déguisées, pour ne pas faire peur aux bébés pandas, nous recommençons l’ascension à leur recherche. Cinq minutes plus tard, nous tombons nez à nez avec une maman panda et là, je réalise que les pandas font des bruits bizarres: pas des rugissements comme les ours, non, des bêlements comme les moutons ! Quand j’y repense maintenant, cela ressemblait aussi au rire d’une hyène, enfin bref, c’était ma découverte du jour. Nous avons suivi le panda femelle pendant quelques temps, nous l’avons observée manger des bambous et monter dans les arbres. C'est une des spécificités des pandas que je ne connaissais pas : ils montent aux arbres aussi facilement que les koalas et ce malgré leur poids! Malheureusement la montée devenant trop glissante et donc trop dangereuse pour nous, nous l’avons laissée à grands regrets.

Après une petite soupe de pâtes comme je les aime, nous repartons à l’aventure, toujours habillées en pandas, pour en traquer un autre. Pendant deux heures nous essayons d'en trouver un, mais peine perdue, nous avons beau emprunter tous les chemins possibles, nulle trace de pandas. A la fin, nous décidons d'abandonner, nos seules rencontres étant des sangsues… Il fait chaud, le brouillard nous cache tout le paysage et cerise sur le gâteau, les moustiques nous envahissent. La descente se révèle encore plus difficile que la montée. Enfin nous atteignons la base, exténuées.

Panda, où es-tu?
Panda, où es-tu?
Panda, où es-tu?
Panda, où es-tu?
Panda, où es-tu?
Panda, où es-tu?
Panda, où es-tu?
Panda, où es-tu?
Panda, où es-tu?
Panda, où es-tu?

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Are we there yet?

Publié le par Anhymei

1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18… Cela vous a pris du temps pour compter ? Cela vous a-t-il peut-être un peu ennuyé ? Eh bien, c’est le temps que nous avons mis en heures, pour aller de Paris à la frontière tibétaine !

Car oui, nous avons enchaîné deux vols, plus du trajet en voiture pour arriver chez les pandas. Comme d’habitude, le voyage était long, j’ai regardé tous les films que je ne peux pas voir à Paris parce qu’ils ne sont pas assez « intelligents » d’après certains… Et puis heureusement j’ai dormi, sinon je pense sérieusement que je me serais évanouie au milieu de la route. De plus, nous voyagions avec la classe de 5ème de mon école qui partait pour Pékin à Yi Hai, cela m’a rappelé bien des souvenirs !

Une fois à Pékin, nous sommes escortées par une jeune femme des plus charmantes (notez le sarcasme) pour passer la douane et récupérer nos bagages : direction l’autre bout de l’aéroport pour un autre vol Pékin-Chengdu. Nous retrouvons Precious, une des deux dames qui nous encadreront durant tout le séjour. Très ouverte et très drôle (et parlant bien anglais), je sens qu’on va bien s’entendre !

Enfin, après trois heures de vol nous atterrissons à Chengdu, connue pour son terrible tremblement de terre en 2008. Nous visitons aussi le mémorial : les bâtiments restés intacts après la catastrophe, il n’y avait aucun problème à réaliser l’ampleur du désastre : vitres brisées, buildings à moitié sous terre, presque parallèles au sol et le ciel gris n’arrangeant pas le paysage…

Nous enchaînons avec trois heures de voiture sur une route loin d’être plate. Cela m’a rappelé le trajet de mon dernier voyage au Cambodge où il y avait des énormes flaques d’eau sur la route : un vrai roller-coaster ! Et bien là, c’était pareil, avec les cailloux en plus à cause des éboulements quotidiens des montagnes. Pour tout vous dire, impossible de dormir malgré la fatigue car nous étions secouées comme des sacs à patates ! Commence alors l’attente et l’ennui qui me font repenser à l’Âne dans Shrek qui demande toujours : « are we there yet ? » (« quand est-ce qu’on arrive ? »).

Enfin, nous arrivons à l’hôtel, au pied des montagnes de l'Himalaya à Wo Long. Un sorte de chalet en pierre et en bois, très accueillant, tenu par une vieille dame et sa famille. Je m’attendais au pire pour les chambres vu le coin reculé où nous étions. Mais à ma grande surprise, celle-ci était parfaite, moderne, avec une grande salle de bain et deux grands lits. Le seul inconvénient : la grande baie vitrée de la salle de bain, idéale pour que tout le monde ait une vue plongeante sur ta nudité. Mais je ne me plains pas car c’est cent fois mieux que ce que j’appréhendais ! La journée n’est pas terminée pour autant car après le dîner, nous avons droit à une introduction sur les pandas. Il nous faut lutter contre le sommeil pour écouter car nos yeux se ferment malgré nous. Seul espoir après ce long périple: une bonne nuit de sommeil !

Are we there yet?
Are we there yet?
Are we there yet?
Are we there yet?
Are we there yet?
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La Chine... le Retour!

Publié le par Anhymei

Chine, me revoilà pour un nouvel épisode, le retour du Jedi, c’est « samedaï » prochain! Destination: Cheng Du (成都) dans la province du Si Chuan (四川).

Mais cette fois, ce n'est pas pour aller à l’école, mais pour faire de toutes nouvelles rencontres... assez hors du commun. Car oui, je ne m'apprête pas à faire connaissance avec des humains, mais des boules de poils noirs et blancs, aujourd'hui considérées comme Trésor National en Chine: les pandas géants! Aucune inquiétude, je ne pars pas seule, car une fois de plus, je suis accompagnée par 2 élèves de 2nde de mon école .

Pour moi, c'est l'occasion inespérée de m’introduire dans l’environnement des pandas, créatures si mignonnes et si féroces à la fois, qui m’ont toujours fascinée. Au côté de biologistes chinois pendant 10 jours, je vais enfin pouvoir les approcher de plus près et lever le voile sur ces animaux ancestraux. C’est aussi une occasion pour moi de retrouver mes amis les chinois qui, je l'avoue, m'ont tant manqué, ainsi que leurs petites habitudes si vous voyez à quoi je fais allusion et de pratiquer aussi mon chinois, que malheureusement je commence à perdre à Paris.

Je ne sais pas si j’aurai du wifi là-bas, je l'espère en tous cas, pour pouvoir continuer à vous relater mes aventures. Car ce n’est pas tous les jours qu’on se lève pour rencontrer un panda quand même!

(Notez que le titre de mon blog n'est plus MyBeijingzine mais MyChinazine, puisque mes futurs récits ne seront plus sur Pékin)

La Chine... le Retour!

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Merci et à bientôt!

Publié le par Anhymei

Nous sommes le 16 juillet, il est enfin temps de rentrer à Paris.

Alors voilà une petite vidéo en chinois pour remercier et dire au revoir à mes amis et mes professeurs!

Au revoir Pékin, et à bientôt...

Voilà la traduction de ma vidéo:

"Merci à tous ceux qui m'ont aidé durant mon séjour en Chine. C'était génial de tous vous connaître et jamais je ne vous oublierai.

J'aimerais remercier tous mes camarades de classe, particulièrement Julia, Samantha et Joe, qui ont rendu mon séjour des plus agréables.

J'aimerais aussi remercier mes deux professeurs de chinois, Mme Fa et Mme Sun. C'est grâce à elles que mon chinois s'est vraiment amélioré!

Merci aussi à la famille Wang qui m'a accueillie et a pris soin de moi pendant ces trois mois.

Et merci à Melody qui m'a aussi aidée pour mon chinois durant tout le séjour.

Merci tout le monde et à bientôt!"

Pour moi, Pékin est une ville de contrastes, mais c'est ce qui la rend magique!

Pour moi, Pékin est une ville de contrastes, mais c'est ce qui la rend magique!

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Time of my Life

Publié le par Anhymei

Me voilà à la fin de mon aventure en Chine. Pour tout dire, je ne pensais pas y arriver . Dès la première semaine, je m’imaginais fondre en larmes au milieu du séjour et vouloir rentrer à Paris... car oui, je dois l’avouer, les trois premières semaines étaient dures : s’intégrer, se faire des amis, communiquer avec tout le monde. Minajie et moi devions déployer des efforts considérables pour vivre à l’école. Mais malgré tous ces obstacles, je n'ai jamais abandonné la "goal list" de mon voyage et j'ai essayé de tous les remplir. Petit rappel: faire des rencontres, apprendre le chinois, découvrir la vie à la chinoise et trouver le chemin de la liberté... Et devinez-quoi? J'y suis arrivée!

Ici, j'ai fait des rencontres tellement extraordinaires, filles et garçons m'ont tant apporté, autant en expériences qu'en personnalité. Etant étrangère dans l'école, mon premier but était de me faire des amis et je n'aurais jamais cru m'en faire autant en une semaine. Tous les élèves étaient très proches des uns et des autres, ils se considéraient comme une famille et soudain c'était comme si j'avais toujours fait partie de cette famille (en plus avec les traits asiatiques, je me fondais dans la masse)! Ils étaient tous si accueillants, si chaleureux, j'étais abasourdie car à Paris ce n'est pas vraiment comme ça. Eux aussi ont fait tellement d'efforts pour nous mettre à l'aise, c'était admirable et ce sont des qualités que je n'oublierai jamais. Et puis au bout d'un mois, c'est comme si j'avais toujours été là, même s'il y avait toujours une grande différence entre eux et moi, à commencer par la langue. Mais je vous l'ai dit, au fur et à mesure je me suis sentie de plus en plus proche d'eux. Étant loin de ma propre famille, j'étais heureuse d'être aussi bien entourée et je n'ai jamais été aussi contente d'avoir des amis comme eux. Alors faire des rencontres: check!

Mais le membre le plus important de ma nouvelle famille pendant tout ce temps a été Minajie. Durant notre séjour, nous nous sommes entraidées, soutenues quand chacune a eu ses coups de blues. Nous avons aussi eu beaucoup de fous rires et je crois même que je n’ai jamais autant rigolé de ma vie ! Je ne regrette pas d’être partie avec elle et je suis sûre qu’à travers ce voyage, nous avons créé un lien unique entre nous deux. Néanmoins être loin de ma « première » famille m’a aussi fait réaliser à quel point elle me manquait. C’est vrai qu’à Paris quand on peut la voir à n’importe quel moment, on oublie vite que c’est surement une des choses les plus précieuses que l'on possède.

Ensuite, vivre à la chinoise m’a aussi changée, surtout pour des petits détails de tous les jours. Exemple : maintenant je suis habituée à me lever à 6h du matin ! Ou encore, je sais faire marcher une machine à laver, déboucher des toilettes et me laver sous de l’eau froide quand le système d’eau ne marche pas... Tout cela peut paraître très stupide, mais quand on est en Chine, croyez-moi, déboucher des toilettes peut sauver votre vie ! Et puis j’ai aussi appris à faire un peu de cuisine chinoise comme des jiao zi (饺子) et des bao zi (包子), et en échange j’ai appris aux chinois comment faire des pâtes italiennes. Vivre tous les weekends avec les Wang, aller faire du shopping avec mes amis et visiter des lieux historiques que je n'avais encore jamais vus, c'est ce que j'appelle vivre à la chinoise. De plus, sympathiser avec les parents et la soeur de M. Wang m'a appris un peu plus sur l'histoire de Chine d'un point de vue totalement personnel, très différent des cours d'histoire! Vivre à la chinoise: check!

Venons-en maintenant au but principal de mon séjour en Chine : apprendre la langue. Pour être franche, je suis encore loin d’être complètement fluent comme Stéphanie, la mère d’une de mes amies, qui a habité en Chine pendant longtemps. Mais je dois dire que j’ai énormément progressé à l’oral et à l’écrit, je ne pensais même pas que j’allais autant avancer vu comme le chinois me paraissait difficile ! Maintenant je peux faire de vraies conversations et lires des textes plus compliqués en comprenant presque tout. Comme certains d’entre vous le savent, j’ai passé le HSK3 il y a un mois. Ce test qui consiste surtout à évaluer le niveau d’une personne en chinois, était assez dur. Alors j’espère de tout mon cœur l’avoir réussi mais même si je ne l’ai pas, je sais que j’ai quand même progressé et c’est ce qui compte le plus pour moi... Et puis avec tous les camps que je dénicherai pour retourner en Chine, cette langue finira bien par rentrer. Et j’ai aussi pensé à me mettre au coréen... au moins il n’y a pas d’accents bizarres dans la prononciation !

Enfin, cette expérience m’a permis de m’émanciper et devenir plus autonome. Car être seule pendant 3 mois veut bien dire se prendre en main à un moment donné. Je suis surement encore loin d’être « parfaite » sur ce point mais cette aventure m’a définitivement changée autant sur un plan moral que scolaire. Je dois l'avouer, être seule et libre de ses propres choix a du bon, c'est même très plaisant!

Alors maintenant, je n’ai plus qu’une chose à dire : "I did it" !

I don't know why I did it, I don't know why I enjoyed it, and I don't know why I will do it again, but I did it!

Je ne sais pas pourquoi je l'ai fait, je ne sais pas pourquoi j'ai aimé, et je ne sais pas pourquoi je le ferai encore, mais je l'ai fait!

Matt Groening

Time of my Life
Comme preuve que j'étais bien là!

Comme preuve que j'étais bien là!

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