Wo Long, Ya An, Du Jiang Yan... c’est la base !
Durant notre aventure dans le Si Chuan (四川), nous avons résidé dans deux des bases les plus importantes pour la survie des pandas, à Wo Long (卧龙) et Ya An (雅安), et nous avons également visité la toute nouvelle base de Du Jiang Yan (都江堰).
Celle de Wo Long est la plus au nord, située dans les montagnes tibétaines afin de mieux observer les pandas qui préfèrent les endroits préservés. Retour vers le passé: la base a été fondée quand la chasse aux pandas géants a été interdite en 1962. Depuis elle est devenue la plus grande réserve de pandas en Chine et le plus important centre de recherches pour ces animaux en voie de disparition. Nombreux sont les biologistes et chercheurs qui y ont travaillé ; nous avons d’ailleurs eu l’immense honneur d’assister à une des conférences du Docteur Huang Yan, premier biologiste à avoir réintroduit un panda né en captivité dans la nature. Ce dernier se consacre également à la reproduction des pandas, ayant pour dessein d’accroitre leur nombre sur Terre. D’après certains journalistes, le Docteur est très difficile à approcher ou à interviewer. Et dire qu’il a bien voulu nous consacrer de son temps si précieux toute une soirée pour répondre à nos questions !
Bien plus au sud, la base de Ya An est située dans les montagnes mais dans une partie plus moderne de la province. Ya An a été historiquement la capitale du Xi Kang (西康) dans les années 1950, province tibétaine maintenant ralliée au Si Chuan. Aujourd’hui Ya An fait partie des 283 ville-préfectures de Chine, centres urbains entourés d’aires rurales. Sa base est l’une des plus visitées du pays, car elle sert à la fois de centre de recherche et de « zoo ». Plus accueillante que celle de Wo Long, elle invite tous les touristes, chinois ou étrangers, à découvrir les pandas à travers un parcourt en voiture de golf et à repartir avec sa peluche, son sac à dos ou sa casquette panda ! La base de Ya An est aussi mieux équipée pour prendre soin des pandas. Plus de caméras, plus de matériel moderne, plus de vétérinaires à disposition : les bébés sont surveillés à la loupe et les adultes, traités comme des rois, dans des cages plus grande que mon appartement ! C’est à la base de Ya An que j’ai également eu la chance de participer à la reconstruction de la forêt de bambous en plantant le mien accompagné d’un message, preuve de mon passage et de ma contribution à la sauvegarde des pandas !
Enfin, nous avons eu l’immense privilège de visiter la toute dernière base des pandas édifiée à Du Jiang Yan, encore fermée au public. Nous avons eu la chance d’avoir le musée flambant neuf pour nous toutes seules. A l’aide d’un logiciel spécialement développé pour le musée, je sais maintenant que je suis l’équivalent d’un bébé panda de 3 ans (taille + poids) ! La base était d’une modernité incroyable, un véritable hôtel cinq étoiles avec ses bâtiments en pierre grise typique de la région et ses parterres de fleurs multicolores... Chaque panda disposait d’un espace à ciel ouvert « privatif » et avait droit à sa « piscine » privée pour se nettoyer comme eux seuls peuvent le faire. En effet, s’ils sont nettoyés par l’homme, ils perdent alors la couche de graisse spéciale dont ils sont dotés pour se protéger des parasites et infections. C’est aussi ici que vit Pan Pan, le panda mascotte des Jeux Olympiques de Pékin de 2008, où il bénéficie d’une retraite bien méritée !
Voici le plan des trois bases dans lesquelles nous sommes allées. Le point rouge est Cheng Du, la capitale du Si Chuan.
Voilà quelques photos de la base de Wo Long. Le fleuve Liao la traverse à travers les montagnes tibétaines.












